Anne-Laure THOMAS

Cloud computing : le savoir dans les nuages

In Savoirs de conf' on 14 novembre 2011 at 13:12

La suite de mes notes et réflexions sur la journée de conférence Web & entreprise de Lorient, 8 novembre 2011.

Je reviens aujourd’hui sur le « cloud computing ». Derrière ce terme à la fois poétique et terriblement barbare une réalité plus ou moins complexe. L’intervention de Daniel Gerges de la société Sage visait à vulgariser cette nouvelle pratique informatique qui touche et touchera de plus en plus d’entreprises à l’avenir.

Sa définition du cloud : délivrer à la demande, à distance, via internet, sur tous supports, vos applications et vos données 

Tout d’abord, nous faisons toutes et tous du Cloud computing sans le savoir comme Monsieur Jourdain et sa prose, dès lors que nous utilisons nos mails ou allons sur les réseaux sociaux. En effet, nos données sont stockées hors de notre ordinateur et nous pouvons y accéder de n’importe où à n’importe quel moment.

Pour illustrer cette définition de façon concrète,  je vous invite à visualiser la vidéo en anglais ci-dessous éditée par Common craft : un exemple basé sur l’histoire d’une fleuriste, ou 3 minutes pour un premier pas dans les nuages.

http://www.commoncraft.com/video/cloud-computing

Comme  la génération y pour le travail, le cloud remet en cause une façon d’aborder l’informatique au sein d’une entreprise.  Son accessibilité, élasticité et facilité d’utilisation vont en faire un acteur incontournable du paysage IT. Car ses atouts sont bien de pouvoir offrir des services évolutifs qui s’adaptent aux situations évolutives des entreprises. 

Il existe différentes formes de nuages comme dans le ciel et ils répondent à des  niveaux de besoins différents.  J’ai choisi de me concentrer sur le premier d’entre eux appelé SaaS : Software as a Service qui permet d’utiliser une application en ligne pour héberger et partager ses données (Dropbox en est une par exemple). Comme le service est dans le nuage et non pas sur votre machine, vous pouvez lui demander de s’étendre ou au contraire de se réduire selon votre utilisation. Dans le cas de Dropbox, augmenter la capacité de stockage par exemple. Si vous souhaitez demain partager vos données avec un nombre conséquent d’utilisateurs, le service s’adaptera de manière à ce que le partage reste fluide.

Si je fais un zoom sur ce modèle, c’est parce qu’il va avoir un impact significatif sur le elearning et sur son moyen de diffusion : le LMS, Learning Management System ou plateforme d’hébergement de contenus.

En effet, l’une des problématiques d’un projet de formation à distance c’est de pouvoir adapter les capacités de la formation aux apprenants. Les plateformes aujourd’hui vendues permettent rarement cette évolutivité. Elles sont définies et paramétrées en amont et souvent ne prennent en compte qu’une augmentation d’utilisateurs, pas une diminution par exemple. Or les campagnes de formation sont saisonnières : pour les grandes entreprises, à un lancement massif succède une période plus calme en termes de d’utilisateurs, puis des pics réguliers à chaque nouveau plan.

Mais pour les TPE ou les PME, une plateforme n’est même pas envisageable de par ses coûts initiaux très élevés ce qui freine l’apparition et la mise en place de dispositifs de formation en ligne qui pourtant répondent aux enjeux de ces mêmes entreprises.

Le modèle SaaS est donc un moyen de diffuser le elearning dans toutes les organisations. Si les capacités d’accès et de stockage peuvent évoluer en fonction des besoins réels des formations (un jour 20 apprenants, l’autre seulement 10 ou bien 80) et sont gérées automatiquement dans le nuage ainsi que les problématiques techniques reliées, les directions de formation vont pouvoir se concentrer sur les contenus, ce qui ne pourra être que bénéfique pour la qualité et la richesse proposées aux utilisateurs.

Quant aux principaux mythes du Cloud (sécurité des données, coût et mise en place), Daniel Gerges y tord le coup de manière très convaincante (comme vous pouvez le voir dans l’enregistrement d’une partie de son intervention tout en bas de cet article)

Pour ma part, en ce qui concerne le savoir, la nécessité de sa diffusion dans le monde doit dépasser les simples peurs de sécurité et confidentialité. Nous ne pouvons plus considérer la formation comme avant, cachée de tous entre 4 murs.

Au contraire, le Cloud, modèle très flexible est une des réponses technologiques à l’entreprise de demain pour y accueillir les nouvelles générations de manière pertinente et un moyen de les retenir en leur offrant un environnement adapté à leurs besoins en formation.

Pour finir quelques liens :

Lorient Technopole Innovation qui a organisé et animé cette journée, a compilé l’ensemble des interventions : http://www.lorient-technopole.com/2011/11/retour-sur-la-journee-web-et-entreprise-2011/

Un article de Speedernet sur le sujet : http://www.elearning.fr/2011/08/saas-et-elearning/#more-988

Un slideshare simple (mais pas simpliste) : http://www.slideshare.net/oliviedu/le-cloud-pour-les-nuls

Je n’étais pas seule à cette conférence, d’autres bloggeurs et bloggeuses ont aussi rédigé des billets vus de leurs métiers. Voici celui de Pink Factory, rédactrice web de contenus féminins :

http://www.pinkfactory.fr/le-blog

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